Coprophagie

La coprophagie se définit comme l'ingestion (-phagie) d'excréments (copro-). Ce comportement s'avère normal et même vital pour certaines espèces (rongeurs et lapins) chez qui certains nutriments essentiels (vitamines du groupe B notamment) sont produites par les synthèses bactériennes de la flore du côlon.

Dans ces espèces, les capacités d'absorption et d'assimilation de ces nutriments étant très limitées au niveau des portions postérieures du tube digestif, ces animaux doivent nécessairement ingérer leurs propres déjections (ou celles des congénères) sous peine de carence alimentaire grave.

Chez les carnivores domestiques (chien, chat...), hormis le léchage normal des selles des jeunes chiots par leur mère qui permet un toilettage et une stimulation périnéale du réflexe de défécation, la coprophagie régulière est considérée comme un trouble du comportement alimentaire.

La coprophagie présente peu de risques sanitaires chez le chien qui bénéficie d'une acidité gastrique capable de neutraliser la majorité des bactéries potentiellement pathogènes. Le risque majeur à prendre en compte lors de coprophagie reste celui de la transmission des parasites (kystes de Giardia, ookystes de coccidies ou cryptosporidies). Ces parasites sont souvent mortels pour un jeune chiot qui nécessite de grandes quantité de nutriments pour sa croissance.

Il est donc important de traiter rapidement ce dérèglement. Mais ici encore, l'origine de ces symptômes peut être multiple et le traitement doit être envisagé par un professionnel expérimenté.

- L'automutilation chez le chien -

On constate de plus en plus de chiens qui adoptent des comportements auto centrés.

De même que certains adolescents qui pratiquent la scarification, ou à moindre échelle qui se rongent les ongles, ces chiens se lèchent à l’excès, s’arrachent les poils, se grattent sans cesse, ou se rongent les pattes ou la queue. Parfois le chien se ronge jusqua' atteindre l'os...

En premier lieu il convient de vérifier la protection de votre chien contre les vers et les puces (surtout durant l'été ou chez les chiots). Ensuite il est nécessaire de rendre visite au vétérinaire afin de déceler un éventuel problème physiologique (infection fongique, gale d'oreilles, glandes anales...).

Puis, si la cause biologique est éliminée, ou si le vétérinaire ne parvient pas à stopper ce comportement, on s’interrogera sur d’éventuelles angoisses qui pourraient générer ces attitudes. En effet, certains individus sont sensibles à toutes les formes de stress et trouvent comme seuls moyens d’apaisement l’automutilation.

 

Tout d’abord, il s'agit d'identifier l’origine de la tension ressentie par le chien, ce afin de pouvoir agir sur elle. Il peut s’agir d’un mauvais placement de l’animal au sein de sa famille (il ne sait pas exactement quelle est sa place au sein de la hiérarchie, et cette confusion peut générer de l’anxiété).

Cela peut etre la conséquences d'anxiété de séparation, d'un changement dans votre constitution familiale, d'un déménagement récent, d'une forte déprime, d'un manque d'activité physique, d’un traumatisme, ou encore des répercussions liées aux expériences de son enfance (chiens ayant passé un long moment dans un refuge ou issus des filliaires illégales d'importation des pays de l'Est)

Cette phase d’identification de la source du problème nécessite l’intervention d’un comportementaliste, habitué à considérer la globalité d’une situation et dont le regard n’est pas influencé par l’émotion familiale. Le professionnel des relations homme / chien pourra mettre en place, avec vous, un protocole de suppression des comportements non désirés.

Quelques séances de massage canin peuvent également être envisagés afin d'améliorer l'état émotionnel du chien

 

2 votes. Moyenne 5.00 sur 5.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×